Récit d’une qualification toulousaine

Pour bien commencer, revenons un peu plus d’un mois en arrière.

Le TFC venait d’éliminer Amiens, club de Ligue 2 en 1/8e de finale de Coupe de France et accédait donc aux 1/4 de finale.

Mais le tirage au sort décida de ne pas faire de cadeau à nos Violets, avec un déplacement dans la cité phocéenne.

Dans la foulée du tirage, un vent d’optimisme déferla dans la communauté marseillaise, surtout en sachant que le mastodonte du football, le Paris Saint-Germain, n’était plus en lice depuis quelques tours.

Une pensée pour Yanis qui aura vécu un drôle d’anniversaire 💜

Mais revenons maintenant au match tant attendu entre deux équipes qui visent une qualification dans le dernier carré de la plus belle des compétitions nationales.

Deux clubs dans des situations difficiles, et l’arrivée de ce match de coupe sera un bol d’air immense pour le vainqueur de cette rencontre et comblera de bonheur les supporters.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne fallait pas être en retard, avec un penalty concédé par notre capitaine Rasmus Nicolaisen après un contact avec Greenwood, après seulement… 20 secondes de jeu.

Penalty transformé par l’Anglais : 1-0 pour l’OM.

Beaucoup s’attendent au naufrage du navire toulousain après ce but encaissé rapidement, mais bien au contraire : après un corner à la 13e minute de jeu, tiré par Aron Donnum, une tête de Charlie Cresswell est repoussée par Rulli. Bien suivi, Yann Gboho envoie alors une mine dans les cages du portier argentin.

1-1. 💜

Pour conclure cette première période : une domination marseillaise, mais Haug repousse les assauts marseillais et il est même sauvé par sa barre avant la mi-temps.

La seconde période a été plus équilibrée et intense que la première. Toulouse aura les meilleures occasions de cette seconde période et revient des vestiaires avec de l’agressivité : Rulli doit s’employer à plusieurs reprises, avec des arrêts décisifs devant Emersonn (51e), Methalie (52e) et une tête de Nicolaisen (54e).

Mais L’OM reprend pourtant l’avantage à la 56e minute grâce à une frappe enroulée splendide d’Igor Paixão, qui surprend Haug après un bon renversement de Kondogbia

2-1 pour L’OM

Mais Le TFC réplique immédiatement : à la 60e, Charlie Cresswell égalise de la tête sur corner d’Aron Donnum

2-2 💜

La suite est plus hachée, avec la blessure de Cresswell, et une grosse frayeur pour Haug à la 66e, sauvé par sa barre transversale sur une action chaude impliquant Demba Diop.

Le score reste à 2-2 à la fin du temps réglementaire.

Direction les tirs au but, où LE TFC s’impose 4-3 Haug arrête notamment la tentative de Balerdi et Nwaneri tire au-dessus, qualifiant le TFC pour les demi-finales de la Coupe de France.

Demba Diop en mode signe Jul devant le virage sud marseillais

Pour bien finir cette belle soirée, le TFC publiera une photo d’une joie collective dans le vestiaire toulousain, grâce à cette qualification en terre phocéenne, sur ses réseaux.

💜💜

Ça n’est pas un rêve le TFC est qualifié pour les demi-finales de Coupe de France déplacement en terre lensoise pour espérer une nouvelle finale après celle de 2023 😉💜

TO : un week-end difficile à Bradford

Résumé du Match

📅 Date : Dimanche 1ᵉʳ mars 2026

🏟️ Lieu : Odsal Stadium (Bradford, Angleterre)

🆚 Bradford Bulls 18–6 Toulouse Olympique

🏉 Essai : Marion

Ce dimanche 1er mars, le Toulouse Olympique se déplaçait chez les Bradford Bulls, dans l’antre de l’Odsal Stadium pour la 3ᵉ journée de Super League, avec l’ambition claire de réaliser la passe de trois victoires consécutives après un excellent départ de saison.

Le contexte avant le match :

Toulouse arrivait en Angleterre avec une confiance solide après une saison précédente très réussie et deux succès lors des deux premières journées. La semaine précédente, les Olympiens avaient impressionné à domicile face à Castleford Tigers, remportant leur première victoire en Super League devant leur public avaient confirmé le bon résultat une semaine plus tôt l’extérieur à Wakefield, créant une belle dynamique

La mission à Bradford n’était pas simple : les Bulls, eux aussi promus cette saison, restaient sur un succès convaincant à la maison contre les Dragons Catalans et comptaient bien conserver cette dynamique devant leurs supporters.

Sur un terrain souvent compliqué et sous une ambiance anglaise typique, le TO a eu du mal à trouver son rythme. Si le groupe a montré de l’abnégation et de l’envie, il a été contrarié par une défense anglaise agressive et quelques erreurs de discipline qui ont coûté cher dans la gestion du ballon et du rythme de la rencontre.

L’essai de Anthony Marion a permis à Toulouse de prendre le score en début de match, mais Bradford s’est montré plus réaliste et mieux organisé, notamment dans la gestion du tempo. Progressivement, les Bulls ont pris l’ascendant pour creuser l’écart et sécuriser leur succès.

Au final, Bradford l’a emporté 18-6, privant nos Toulousains d’un troisième succès consécutif cette saison.

Et maintenant ? :

Même si ce revers est frustrant, le projet Super League du TO reste solide. Après ce déplacement en Angleterre, les Toulousains vont rapidement retrouver leur stade Ernest-Wallon pour accueillir Wigan la semaine prochaine devant leurs supporters, avec l’objectif de repartir de l’avant.

Le Toulouse Olympique dompte Castleford

Résumé du match

📅 Date : Samedi 21 février 2026 🏟️ Lieu : Stade Ernest-Wallon (Toulouse, France)

🆚 Toulouse Olympique 24–12 Castleford Tigers

🏉 Essais : Jussaume, Rennie (2), Laguerre

Photo d’après match heureuse pour nos
treizistes

Samedi, le Toulouse Olympique a enchaîné une seconde victoire consécutive en Super League 2026 en battant les Castleford Tigers sur le score de 24 à 12 au Stade Ernest-Wallon. Les Toulousains ont su renverser une première mi-temps serrée pour prendre l’avantage et maîtriser la seconde période.

Un succès construit collectivement

Après une première mi-temps serrée (10-12), les Toulousains ont su renverser la tendance en seconde période, inscrivant quatre essais au total grâce notamment à Reubenn Rennie (x2), Mathieu Jussaume et Benjamin Laguerre.

🗣️ Sylvain Houlès, l’entraîneur du TO, est revenu sur la réaction de son équipe à la mi-temps via La Dépêche:

« En sortant de la première mi-temps, on s’est dit qu’il fallait accélérer et que ça passerait car nous avions fait une bonne entame malgré tout. Nous n’avons pas paniqué et on sentait que l’on en avait encore sous le pied. »

Cette citation illustre la confiance du staff dans la capacité de l’équipe à gérer ses temps forts et à rester fidèle à son plan de jeu sous pression.

Anthony Marion, capitaine sur le terrain, a également commenté l’état d’esprit du groupe :

« À la pause, nous étions sereins. On savait qu’en seconde période, l’issue allait nous être favorable. » 

Ses propos mettent en avant la maturité collective et la gestion des phases difficiles du match.

Cet exploit à domicile confirme que Toulouse est bien lancé dans sa saison de Super League, avec déjà deux victoires en deux matchs après son succès à Wakefield.  

Avec cette dynamique, le TO s’affirme pour accéder à un maintien primordial, et montre une cohésion d’équipe qui fait plaisir à voir pour le public toulousain.

Interview Jacques Breda.

En ce 1er Août , Media Tolosa a envoyé son duo sur le terrain.

Blanco et Anthony ont profité d’un joli matin d’été pour s’installer en terrasse d’un café toulousain, là où l’ombre des platanes danse doucement sur les tables. Leur invité du jour ? Un certain Monsieur Jacques Breda.

Speaker légendaire du Toulouse Football Club de 1995 à 2017, il a prêté sa voix aux plus grands moments du Téfécé durant plus de deux décennies. Anecdotes, souvenirs, et passion du ballon rond étaient bien évidemment au menu.

MT : Bonjour Monsieur Breda. Pour commencer, pourriez-vous vous présenter, pour celles et ceux qui ne vous connaîtraient pas encore, si jamais certaines personnes ne vous connaissent pas [ Rires* ]

JB : Alors, Jacques Breda j’ai aujourd’hui 68 ans. Je suis arrivé au Toulouse Football Club en 1995, lors de la saison 1994/1995. À ce moment-là, il restait encore cinq matchs de championnat, dont trois à domicile. Mon tout premier match en tant que speaker, c’était contre Dunkerque. Et l’aventure a duré jusqu’en 2017, soit 22 années sans rater un seul match… à l’exception d’une seule mi-temps, que j’ai dû manquer pour des raisons professionnelles.

MT : Vous êtes aussi le speaker de l’US Colomiers Rugby depuis de nombreuses années, si nos souvenirs sont justes, non ?

JB : Oui, tout à fait ! L’enchaînement exact, c’est d’abord le TFC en 1995. Puis, en novembre 1999, on me propose de rejoindre l’US Colomiers Rugby, à trois matchs de la trêve. J’ai accepté, et depuis, je ne les ai jamais quittés. Aujourd’hui, j’en suis à ma 26e saison avec le club. Une belle aventure humaine et sportive qui continue encore aujourd’hui.

En 2003, c’est le Castres Olympique qui fait appel à moi. J’y officie jusqu’en 2010. Puis, cette année-là, c’est le Stade Toulousain qui me contacte, par l’intermédiaire de Monsieur René Bouscatel. J’accepte cette nouvelle mission, et au final, j’y resterai huit saisons, de 2010 jusqu’en 2018.

MT : Pour vous, quel est votre meilleur souvenir en tant que speaker du Toulouse Football Club ?Notamment, peut-être, la qualification pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions après la victoire 3-1 contre les Girondins de Bordeaux.

JB : Alors bien évidemment, celui-là on peut le citer. Mais pour moi, mes meilleurs souvenirs, ce sont tous les matchs que j’ai pu faire au Stadium. J’adorais ça, tout simplement, pour une raison très simple : j’étais supporter du TFC, et je le suis encore aujourd’hui. J’avais le plaisir d’animer les matchs et de faire énormément de choses autour du club.

C’était toujours un plaisir pour moi d’aller au Stadium. Alors bien sûr, il y a le match contre Liverpool, qui reste un moment fort. Mais au-delà du TFC, il y a aussi le Stadium en lui-même : j’ai eu la chance d’y participer à la Coupe du monde 1998. Tout ce que j’ai vécu là-bas reste un excellent souvenir, même dans les périodes plus difficiles du club. Ça fait aussi partie de notre histoire.

Cetto Ebondo Elmander Bergougnoux Douchez Emana Cesar Mathieu Dieuze Siriex Fofana
Jeremy Mathieu en plein duel avec Javier Mascherano

MT : Du coup, vous continuez à suivre de près le TFC aujourd’hui ?

JB : Oui, oui, je continue de suivre le TFC. En revanche, je ne suis plus un habitué du Stadium. Depuis mon départ en 2017, je n’y suis retourné que trois ou quatre fois. Le dernier match auquel j’ai assisté, c’était la saison dernière, en Coupe de France, contre Laval. Mais oui je continue à suivre le club et je suis d’ailleurs un peu inquiet…

MT : Vous êtes inquiet par ce qu’il se passe en ce moment autour du TFC ?

JB : Oui, forcément, on est toujours un peu inquiet quand des groupes comme RedBird arrivent. Même si, honnêtement, je pense que Damien Comolli a fait du bon travail. On ne peut pas lui reprocher grand-chose : il avait ses méthodes, son style de management, qui lui sont propres, mais ce n’était pas vraiment à nous d’en juger.

On savait qu’un jour ou l’autre, il finirait par partir. Et cette année, je dois dire que je suis un peu inquiet. Le recrutement me semble avancer lentement, et on perçoit aussi certaines tensions sur le plan financier. Par exemple, notre nouvelle recrue, Santiago Hidalgo, toucherait une rémunération bien inférieure à celle de certains joueurs arrivés avant lui. C’est le genre de détail qui interpelle.

MT : Que pensez-vous de notre nouveau président, Olivier Cloarec 

JB : J’ai observé sa carrière, et le club phare de son parcours reste le Stade Rennais. Moi, ce que j’attends de lui, comme de n’importe quel président c’est qu’il mette en place une politique plus durable, notamment en matière de recrutement. Qu’il sache identifier les bons profils, sans forcément tout miser sur les prêts ou les paris.

Mais surtout, j’attends qu’il réussisse à faire progresser le TFC à un niveau convenable. Il faudrait peut-être accélérer les choses, parce que la reprise du championnat, c’est déjà dans 15 jours…

MT : Quel est votre avis sur Carles Martinez Novell ?

JB : Le comportement d’un entraîneur, on l’évalue à travers les résultats de l’équipe, mais aussi à travers son analyse des matchs. J’ai regardé le match amical contre Leipzig, où on perd 7-0, et j’ai eu du mal à entendre Carles dire : « Tout n’a pas été négatif. » Franchement, après une telle défaite, c’est difficile à avaler.

Je pense qu’on a énormément perdu avec le départ de Montanier. Concernant Carles, je n’ai pas encore d’avis tranché, mais pour le moment, ce n’est pas quelqu’un qui me fait vibrer. Un entraîneur, ça doit être un meneur d’hommes et je ne suis pas certain que ce soit son cas.

MT : Revenons sur votre passage au TFC : quel est votre top 5 des joueurs que vous avez vus passer au club pendant toutes vos années au micro du Stadium ?

JB : Alors bien évidemment, on pense beaucoup aux attaquants. Moi, le premier joueur que j’ai adoré et avec qui je suis d’ailleurs resté un peu en contact aujourd’hui c’est François Calderaro

François Calderaro attaquant du Toulouse Football Club de 1994 à 1997.

C’était un personnage atypique, un vrai baroudeur. Il mettait la tête là où certains n’osaient même pas mettre le pied. Un véritable renard des surfaces.

Ensuite, évidemment, il y a Johan Elmander, qui a beaucoup marqué le club par ses buts

Johan Elmander attaquant du TFC de 2006 jusqu’en 2008

Il y a aussi un joueur que j’ai beaucoup apprécié : un milieu de terrain qui fut même capitaine du TFC, Thierry Moreau. C’était un vrai joueur élégant, un excellent capitaine, très fin dans son jeu.

Thierry Moreau milieu de terrain du TFC de 1994 jusqu’en 2001

Bon, ensuite, il y a des joueurs comme Ben Yedder, que j’ai vu arriver du futsal, sans oublier André-Pierre Gignac. Même si la première année on a un peu couru après ses performances, à partir de la deuxième année, il a été tout simplement exceptionnel.

Après il y aussi des joueurs comme Achill Emana.

Et puis il y a Christophe aussi… Christophe Revault. Avec lui, j’ai une histoire qui m’a profondément rapproché de lui, notamment après la catastrophe d’AZF. On s’est retrouvés lors du match suivant, à Ernest-Wallon qui n’était pas encore le stade qu’on connaît aujourd’hui.

Christophe avait été profondément marqué, psychologiquement, par cette catastrophe. Ce qu’il a vécu chez lui, avec sa petite fille présente au moment de l’explosion… c’était lourd, vraiment.

Et puis il y a ce premier match qu’on a joué à Ernest-Wallon… Quelques minutes avant le coup d’envoi, il était encore sur le terrain. J’ai parlé, au micro, du courage qu’il avait de jouer après la catastrophe. Le stade a applaudi. Quand il est sorti du terrain après l’échauffement, il a retiré ses gants avec son nom dessus , il m’a tapé sur l’épaule, m’a fait une bise, et m’a donné ses gants.

Et quand il est malheureusement décédé, ça m’a fait beaucoup de peine.

MT : Vous avez donc apprécié le fait que le club donne son nom à l’une des tribunes du Stadium ?

JB : Oui, bien sûr. Tout comme quand le club a décidé de renommer le virage en “Virage Brice Taton”. Même si, en tant que supporter, je ne le connaissais pas personnellement, son histoire m’a profondément touché. Mourir comme ça, en allant simplement supporter son équipe… c’est tout simplement affreux.

JB : Pour revenir aussi sur un joueur ça me revient maintenant je pense à un homme comme Prunier, par exemple. William, c’était un gars tout simplement exceptionnel… mais avec un sacré caractère de cochon [rires]. Il n’a pas hésité à relancer sa carrière en venant au Stadium, sans être payé au départ, et avec un contrat basé sur les matchs joués. Un vrai passionné, un mec entier.

JB : Après, vous savez, moi je suis comme Saint Thomas : je ne crois que ce que je vois. Parfois, on nous annonce des équipes extraordinaires avec des recrutements impressionnants, et au final… ça ne marche pas. Et d’autres fois, on part avec une équipe pleine d’incertitudes, et ça fonctionne. Donc attendons de voir. Mais pour le moment, au TFC, ça ne plaide pas vraiment en faveur de l’optimisme.

MT : Tu aurais un mot pour nos deux speakers actuels du TFC, Pierre et Olivier ?

JB : Oui, ce sont deux très bons gars avec qui je n’ai aucun problème. Pierre, je l’ai connu dès son arrivée au club. Il s’est occupé un peu de la sécurité, il avait un rôle dans la gestion des matchs. Et Olivier, je le connais bien aussi. Je l’ai vu démarrer quand il était jeune : il venait faire des animations avec des ballons et tout ça.

MT : Merci Monsieur Bréda pour cette magnifique interview. Pour finir, qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour cette saison ? Une montée en Top 14 avec Colomiers, peut-être ?

JB : Alors oui, que Colomiers réalise la meilleure saison possible. L’an dernier, on sort d’une bonne saison : on termine troisièmes de la phase régulière de Pro D2. Mais voilà, en barrage, on joue à domicile contre Montauban, le stade est archi plein… et tu dois le gagner, ce match-là. Même si Montauban a été la meilleure équipe sur la phase à élimination directe. Après, advienne que pourra.

Et pour finir, ce que vous pouvez me souhaiter, c’est de continuer à faire beaucoup de matchs, d’animations… et surtout de garder la forme !

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La Review #2 Fabien Barthez 🇫🇷

Aujourd’hui on ne s’attaque pas à n’importe qui !! Une légende du football français Champion du monde en 1998 et champion d’Europe en 2000, Monsieur Fabien Barthez, le Divin Chauve !!

1 – Ses clubs formateurs

Stade Lavelanétien

Fabien Barthez commencera sa formation en Ariège, pour la petite histoire pendant quelques années Fabien Barthez évoluera dans deux sports bien différents avec tout naturellement le Football comme gardien au Stade Lavelanétien mais également… Le Rugby comme arrière à L’Etoile Sportive Laroquaise

Fabien Barthez accueillit triomphalement après son titre de champion du monde avec L’Equipe de France à l’hôtel de ville de Lavelanet ( 📸 La Dépêche)

1986 – 1990 : Toulouse FC

C’est en 1986 que Fabien Barthez rejoint le centre de formation du Toulouse Football Club

Fabien Barthez sous le maillot toulousain

Un passage où il satisfait totalement son entraîneur de l’époque malgré quelques de comportement

« C’était un filou mais pas un voyou »

Raconte son Papa

Un jour il fait même le mur pendant son passage au centre de formation,

« Papa ! Papa ! Je vais être viré »

Raconte egalement son Papa après s’être mis d’accord avec Delmas pour faire peur au jeune Fabien Barthez

Il côtoie des joueurs comme Laurent Batlles, Mickaël Debève, Teddy Richert, Anthony Bancarel avec qui il s’épanouit il intègrera même l’équipe réserve en Division 3

2 – Ses débuts en PRO

C’est lors de la saison 1991-1992 que l’entraîneur du TFC Victor Zvunka décide d’intégrer Fabien Barthez comme 3e gardien dans l’effectif toulousain pour concurrencer Robin Huc et Olivier Pédémas

Le Coup du destin…

À l’automne de cette même saison gros coup dur pour le Toulouse Football Club avec la double blessure de ses gardiens de buts

Fabien Barthez débute en 1er Division le 22 Septembre 1991 contre L’AS Nancy Lorraine, le jeune gardien toulousain est dépassé par l’événement pendant 30 minutes il raconte :

« Je suis resté paralysé sur ma ligne pendant une demi-heure »

Il concède l’ouverture à la 25e minute sur une frappe de David Zitelli, Nancéiens et Toulousains se quitteront sur un score de 1-1.

Les observateurs de l’époque notent déjà ses qualités après la rencontre.

Au final il disputera 28 rencontres avec Le Toulouse Football Club, avec des matchs références contre le Paris Saint-Germain, L’AS Monaco et L’Olympique de Marseille

Bernard Tapie tombera littéralement sous son charme…

3 – Son arrivée à L’OM

Après une première saison prometteuse dans la ville rose, L’Olympique de Marseille de Bernard Tapie font une proposition de 4 années avec un salaire multiplié par 5.

Dans un premier temps hésitant ne voulant pas rester sur le banc olympien avec la présence de Pascal Olmeta, il sera finalement convaincu par son Papa et il s’engage avec le club olympien.

Il débute son aventure avec L’OM le 30 septembre 1992 dans la plus belle des compétitions en Champions League contre Glentoran ( Club Nord Irlandais )

Il enchaîne ensuite avec des rencontres contre L’AS Monaco, Le Dinamo Bucarest

Il sauvera même de la débâcle en déplacement en Roumanie au match aller mais finalement l’OM et Fabien Barthez se qualifieront.

Premier Doute

1er match de poule de Champions League contre Les Rangers, L’OM mène tranquillement 2 buts à 0 , il encaisse deux buts qui coûtent la victoire aux Olympiens. Pascal Olmeta est appelé à la rescousse…

Encore un coup du Destin…

Mais le gardien corse se fracture le péroné et Fabien Barthez quitte naturellement le banc de touche où il réalisera une très bonne fin de saison…

Mai 1993

Jour historique pour le football français L’OM est en finale de Champions League contre L’AC Milan au Stade Olympique de Munich.

Victoire 1-0 des Olympiens grâce à un but de Basile Boli contre le Milan de Silvio Berlusconi et Fabio Capello.

Il quittera l’OM après une ultime saison en seconde division suite à une relégation administrative du à l’affaire du match truqué entre le VAFC et L’OM

À L’OM Fabien Barthez disputera finalement un total de 130 rencontres avec L’OM

Fabien Barthez soulevant avec Fierté la coupe aux grandes oreilles

4 – OH MONACO :

Pépin Physique et une suspension

Fabien Barthez débarque en Principauté diminué suite à une blessure au ménisque, il se fracture le poignet en août 1995 à peine revenu à la compétition.

Un jour d’octobre 1995 Fabien Barthez est contrôlé positif au cannabis après un FC NantesAS Monaco qui lui coûtera en Janvier 1996 une suspension de 4 mois avec 2 mois ferme.

Alors que beaucoup pensent que le joueur va mentalement s’écrouler c’est bien tout le contraire, soutenu par Jean-Luc Ettori il prend désormais conscience de l’exigence du monde professionnel.

Après donc une première saison plus que compliquée dans la principauté Fabien Barthez est prêt à impressionner…

Fabien Barthez et L’AS Monaco remportent le titre de champion de France lors de la saison 1996-1997, il sera même nommé capitaine par Jean Tigana

Fabien Barthez et Thierry Henry sous la tunique monégasque

Il disputera un total de 192 rencontres pour le club de la principauté.

5 – THE RED DEVILS

C’est désormais L’Angleterre qui attend Fabien Barthez lors de la saison 2000-2001 qui est transféré contre la somme de 80 millions de francs ( somme record pour un gardien à l’époque )

Après deux saisons réussite en Angleterre ça devient plus compliqué pendant la saison 2002-2003 avec plusieurs boulettes qui lui coûteront même sa place de titulaire après une élimination en Champions League contre Le Réal Madrid ( 4-3 ).

Sir Alex Ferguson le privé de terrain à partir d’avril 2003 et lui préfère Tim Howard, il se retrouve donc de façon permanente sur le banc de touche et même pire en étant même à l’écart du groupe avec Manchester United.

Il quitte l’Angleterre après 139 matchs joués.

6 – De retour en France… À L’OM

En décembre 2003 L’OM souhaite faire revenir son ancien gardien en prêt pour résoudre une situation plus que délicate avec ses gardiens de buts avec la blessure de Cédric Carrasso et Vedran Runje écarté. Mais en vain.

C’est finalement en Janvier 2004 que Fabien Barthez rejoue avec L’OM lors d’une réception de Strasbourg en Coupe de France où il qualifie son équipe après un tir au but décisif

Il ira même en finale de la Coupe de L’UEFA ( désormais Europa League ) avec des matchs références contre Liverpool et Newcastle mais il sera expulsé par Pierluigi Collina et l’OM sera finalement battu 0-2 par Valence.

Malgré cela il sera définitivement acheté par l’OM à Manchester United.

Le Crachat 💧

12 Février 2005

L’OM dispute un match amical contre le WAC Casablanca, il crachera sur l’arbitre de la rencontre, il sera suspendu six mois et devra effectuer des travaux d’intérêts généraux.

Voici la liste de ses travaux d’intérêt généraux :

  • Intervention aux pôles Espoirs de Toulouse et d’Aix-en-Provence
  • Présence à la journée de l’arbitrage les 8 ou 9 octobre 2005
  • Tournée des plages de Méditerranée pour promouvoir le football de plage
  • Participation à Clairefontaine à une journée de futsal
  • Opération auprès du football féminin
  • Encadrement de jeunes (débutants, poussins, benjamins) pour une journée d’accueil dans la Ligue de Corse
  • Intervention à Toulon contre la violence et les incivilités dans le football
  • Opération auprès du football handisport
  • Journée de football dans un quartier difficile

Le 12 mai 2006 la veille du dernier match de la saison il annonce son départ de L’OM.

Pour son second passage dans le club olympien il aura disputé 98 rencontres.

7 – Une dernière page au FC Nantes

Dans un premier temps espérant un retour du côté du TFC mais le président Olivier Sadran y met son veto, il annoncera même sa retraite le 5 octobre 2006 pendant le journal TV de TF1

« J’arrête le football, L’Equipe de France »

« Maintenant je vais continuer à me faire plaisir comme je le fais depuis l’âge de 15 ans mais d’une autre façon, sans le foot »

Déclaré t’il.

MAIS…

Après 4 mois où il s’est entraîné avec Blagnac en CFA 2 en tant que joueur de champ , il décide de sortir de sa retraite pour signer un contrat de 6 mois ( avec une clause allant jusqu’à 18 mois en cas de maintien ) avec Nantes en difficulté.

Pour son premier match avec Nantes , la victoire est au rendez-vous en Coupe de France contre Guingamp ( 1-0 )

Mais son passage à Nantes sera assez mitigé, avec 5 buts encaissés contre Valenciennes mais un match d’exception contre L’OM.

Contre Sedan il réalise une boulette en laissant un ballon anodin rentrer dans son but dans une rencontre capitale pour la maintien des nantais, il sera remplacé à la 68e par Tony Heurtebis.

À la suite d’une énigme contre le Rival Rennes et les espoirs de maintien derrière eux , il est pris à partie par deux supporters nantais.

Il annonce au micro de RMC le 29 Avril 2007

« Je ne vais pas rejouer avec Nantes, je ne me sens pas prêt à vivre comme cela. Je me sens plus en sécurité là-bas et je préfère partir. »

Il n’aura disputé que seulement 14 petites rencontres avec le FC Nantes.

Avant d’annoncer se retraite définitive le 10 Février 2008 dans l’émission Telefoot sur TF1.

8 – Barthez et les Bleus 🇫🇷

Fabien Barthez sera une première fois sur la banc de l’équipe de France en 1993 pendant un match des éliminatoires à l’Euro 1994 lors d’une victoire des bleus 2-1 contre la Suède

Il devra attendre jusqu’en Mai 1994 pour connaître sa première sélection avec L’Equipe de France contre L’Australie en match amical ou L’Equipe de France s’imposera 1 but à 0.

Avec L’équipe de France il disputera 87 rencontres et disputera de nombreuses compétitions internationales.

9 – Son Palmarès

  • Coupe du monde 1998
  • Euro 2000
  • Champions League 1993
  • 2 PL
  • 3 L1
  • Coupe des confédérations 2003
  • Trophée des champions
  • Finaliste Coupe du monde 2006
  • Finaliste Coupe UEFA

Merci à vous pour votre lecture pour cette seconde Review sur notre site avec une version longue sur la carrière de Fabien Barthez nous espérons que cette lecture vous aura plu on se retrouve très bientôt pour de nouveaux articles 💜

Allez TFC !

La Review #1 Manu Koné 🇫🇷

Ce jeudi 3 octobre, Didier Deschamps a donc décidé de sélectionner Manu Koné notre pitchoun pour la seconde fois de sa jeune carrière.

Replongeons ensemble dans le parcours de la jeune carrière de notre Pitchoun originaire de Colombes…

Manu Koné contre Grenoble le 21 Mai 2021 en Ligue 2 BKT

1 – Ses clubs Formateurs

2007 – 2012 : AM VILLENEUVE LA GARENNE

Manu Koné débute sa formation à l’âge de 6 ans à L’AM VILLENEUVE LA GARENNE club situé dans le District des Hauts-de-Seine.

2012 – 2015 : PARIS FC

Après 5 ans dans son premier club, Manu Koné alors âgé de 11 ans quitte Villeneuve La Garenne pour rejoindre le Paris FC avec qui il évoluera pendant 3 années

Stade Charlety enceinte du Paris FC

2015 – 2016 : AC BOULOGNE BILLANCOURT

Retour dans le 92 pour Manu Koné après 3 années du côté du Paris FC, c’est à L’AC BOULOGNE BILLANCOURT que Koné débarque pour seulement 1 petite année

« Je n’oublie pas d’où je viens » Manu Koné dans Le Parisien lors d’un retour à Villeneuve La Garenne pour son tournoi la MK CUP

https://www.leparisien.fr/sports/football/je-noublie-pas-dou-je-viens-manu-kone-a-vu-les-choses-en-grand-pour-son-retour-a-villeneuve-la-garenne-27-05-2022-7YOSCLYVGVHL5DTMONMXBKXURM.php

2016 – 2019 : TOULOUSE FC

C’est en 2016 que son aventure avec le Toulouse Football Club démarre pour terminer sa formation dans la ville rose mais tout n’est pas rose directement avec une grosse blessure au pied qui le privera de terrain toute une saison.

Il sera de l’équipe qui arrivera jusqu’en finale de Gambardella lors de la saison 2018/2019 contre L’ASSE finalement perdu 2 buts à 0 par nos pitchouns

Manu Koné et Amine Adli

2 – Ses débuts en professionnel

24 Mai 2019

DFCO – TFC

C’est un 24 Mai 2019 que Manu Koné sera titularisé pour la première fois avec le TFC lors d’un déplacement pour le compte de la 38e journée de Ligue 1. Un match qui verra Dijon s’imposer 2 buts à 1 dans un match sans enjeu pour les toulousains. Manu Koné sera remplacé à la 69e minutes de jeu par Jimmy Durmaz

Manu Koné contre Dijon

3 – Son premier but en PRO

18 Décembre 2019

OL – TFC

4 – Sa première saison en PRO

Manu Koné aura un peu de temps de jeu lors de la saison 2019/2020 une saison très compliquée pour nos violets qui seront reléguée à l’issue de cette saison qui aura connu une fin de saison précipitée par la pandémie du COVID ( 20eme avec seulement 13 points )

Pendant le cours de cette saison Manu Kone disputera 13 matchs en Ligue 1 dont 11 comme titulaire avec une moyenne de 67 minutes par matchs

Manu Koné lors de la saison 2019/2020

5 – La saison de la confirmation

Après une saison galère pour les Toulousains avec une relégation en Ligue 2 BKT, Manu Koné et le TFC débutent la saison 2020/2021 avec un nouveau propriétaire. Le fond d’investissement américain RedBird Capital Partners obtient 85% du club de la Ville Rose , Olivier Sadran ancien président du club garde lui 15% au sein du club

Une saison qui avait difficilement débuté pour nos violets.

Après 4 rencontres le TFC n’avait récolté que 2 points sur 12 possibles.

Le TFC terminera la saison à la 3e place et disputera donc les barrages pour accéder à la Ligue 1, 1 an après sa relégation

Malheureusement pour Manu Koné et le TFC Toulouse échouera lors du barrage Ligue 1 / Ligue 2 contre le FC Nantes ( 2-2 Scores cumulé grâce à la règle du but à l’extérieur )

Manu Koné disputera 39 matchs lors de cette saison 2020/2021 avec 26 matchs comme titulaire avec une moyenne de 62 minutes par matchs pour un total de 4 buts inscrits et 1 passe décisive

Buts inscrits contre Pau Le HAC ( Ligue 2 ) Aubagne ( Coupe de France ) Grenoble ( Barrages )

Manu Koné disputera aussi 3 matchs de Coupe de France lors de cette même saison et ira jusqu’en Quart de finale après une élimination contre le GFA Rumilly-Vallières ( 2-0 ) dans cette édition le TFC aura éliminé les Girondins de Bordeaux et Aubagne

6 – Son transfert au Borussia Mönchengladbach

Manu Koné quitte le TFC à l’été 2021 pour découvrir la Bundesliga et la Borussia M’gladbach

Manu Koné disputera 3 saisons en Allemagne avec son club pour un total de 78 matchs de Bundesliga dont 73 comme titulaire pour 4 buts inscrits et 1 passe décisive lors de son passage en Allemagne.

En DFB Polak Manu Koné disputera 7 matchs pour 2 buts à son compteur

7 – Manu Koné convoité

De nombreux clubs sont venu aux renseignements pour l’ancien toulousain pendant plusieurs mercatos comme le Paris Saint-Germain, L’AS Monaco, L’AC Milan, L’AS Roma, Liverpool, La Juventus, Le Napoli, Le Bayern Munich, Newcastle

Mais c’est finalement le club romain qui décroche sa signature lors du mercato d’été pour la saison 2024/2025 sous forme d’un prêt avec option d’achat obligatoire.

8 – Son parcours en Équipe de France 🇫🇷

Manu Koné connaîtra plusieurs catégories en Equipe de France des U18 jusqu’au U23 et les JO de Paris 2024 ( 30 Matchs )

Après des JO à Paris sous Thierry Henry et une médaille d’argent plus tard ,

Manu Koné avec sa médaille d’argent après la défaite 5-3 de l’Equipe de France Olympique contre L’Equipe D’Espagne Olympique

Manu Koné est récompensé par une première convocation en A par Didier Deschamps pour la Ligue des nations pour affronter L’Italie et la Belgique

Après 32 minutes difficiles contre L’Italie , Manu Koné réalisera une très belle prestation contre la Belgique pour sa première titularisation en A

Manu Koné au duel avec Jérémy Doku

En ce Jeudi 03 octobre, Manu Koné est convoqué pour la seconde fois par Didier Deschamps pour les matchs contre Israël et la Belgique en Ligue des Nations.

9 – Et Maintenant ?

Au moment où nous écrivons cet article, Manu Koné à disputé 4 matchs de Serie A avec la Roma pour 2 titularisations et 1 match d’Europa League sans encore avoir été décisif avec son nouveau club

On souhaite évidemment le meilleur pour la suite de sa carrière à notre pitchoun qu’on suivra avec un œil très attentif 👀💜

À suivre…

Nos notes pour OM/TFC

Hier c’était la reprise du championnat après une trêve international avec un déplacement dans la cité phocéenne.

Le TFC décroche un bon point contre un cador du championnat sur le score de 0-0.

Voici les notes de la rédaction de Média TOLOSA :

Sacha :

7 : Costa

6 : Restes Diarra Nicolaisen Schmidt Sierro

5 : Genreau

4 : Desler Dallinga

3 : Donnum

Yanis :

8 : Restes

7 : Costa Schmidt

6 : Diarra Nicolaisen Desler Aboukhlal Spierings Kamanzi

5 : Sierro Genreau Donnum Magri Bangré Suazo

4 : Dallinga

Marius :

9 : Diarra

8 : Costa Nicolaisen Restes

7 : Sierro Genreau Aboukhlal

6 : Desler Donnum Magri Schmidt Spierings Suazo

5 : Kamanzi

3 : Bangré

Raph :

8 : Restes Costa

7 : Nicolaisen Sierro Schmidt

6 : Desler Donnum Genreau Aboukhlal Kamanzi

5 : Magri Dallinga Spierings Bangré Suazo

Thomas :

8 : Restes Nicolaisen

7 : Costa Diarra Schmidt

6 : Sierro Donnum Magri Spierings Aboukhlal

5 : Desler Genreau Dallinga Suazo Bangré Kamanzi

Pom :

8 : Costa Diarra

7 : Restes Nicolaisen Sierro Genreau

6 : Desler Donnum Aboukhlal Spierings Suazo

5 : Schmidt Bangré Kamanzi

4 : Dallinga

Antoine :

8 : Costa

7 : Restes Diarra Nicolaisen Schmidt

6 : Desler Sierro Spierings

5 : Genreau Dønnum Magri Aboukhlal Kamanzi Suazo

4 : Dallinga Bangré

Antho :

8 : Restes

7 : Diarra Costa Nicolaisen Schmidt

6 : Desler Dønnum Sierro Spierings

5 : Genreau Magri Aboukhlal Suazo Kamanzi

4 : Dallinga Bangré

Nos notes pour TFC/CF63

Hier le TFC était opposé à la lanterne rouge du championnat le Clermont Foot 63

Tout avait parfaitement démarré dans cette rencontre avec l’ouverture du score de Zakaria Aboukhlal suivie du premier but de Franck Magri sous les couleurs du TFC.

Mais ensuite plus rien nos violets ont laissé le jeu aux Clermontois qui grâce à un pénalty de Kyei reviennent à un but des Toulousains à la 34e minute.

Et en fin de match ce qui devait arriver arrive l’égalisation clermontoise par Florent Ogier à la 96e.

Voici les notes de la rédaction de Média TOLOSA :

Sacha :

6 : Restes Magri

5 : Gelabert Aboukhlal

4 : Nicolaisen Costa Diarra

3 : Suazo Desler Cásseres

2 : Sierro

Yanis :

7 : Restes Magri

6 : Aboukhlal Gelabert

5 : Desler

4 : Suazo Diarra

3 : Nicolaisen Costa Cásseres

2 : Sierro

Marius :

7 : Gelabert

6 : Suazo Cásseres Aboukhlal Magri

5 : Restes Costa

4 : Desler Diarra Nicolaisen

1 : Sierro

Raph :

7 : Restes Magri

6 : Cásseres

5 : Gelabert Aboukhlal

4 : Desler Nicolaisen Costa Suazo Diarra

3 : Sierro

Thomas :

6 : Magri Gelabert

5 : Aboukhlal Cásseres Restes Costa Diarra Nicolaisen

4 : Suazo Desler

3 : Sierro

Pom :

6 : Aboukhlal Magri Gelabert Restes

5 : Nicolaisen

4 : Suazo Costa Diarra Desler

3 : Cásseres

2 : Sierro

Antho :

5 : Magri Aboukhlal Restes

4 : Nicolaisen Desler Suazo Gelabert

3 : Diarra Costa Cásseres Sierro

LE TÉFÉCÉ ET L’EUROPE #4 : 2007

Renaissance :

1957 et la victoire en coupe de France, 1986 et le succès face au Naples de Maradona au 1er tour de la coupe UEFA, 2007 et cette qualification pour le 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions face à Liverpool

Voilà comment l’entraîneur toulousain Elie Baup refait l’histoire du club en seulement trois dates.

Et il n’est pas le seul à ressentir que 2007 s’apprête à devenir un moment dont on se vantera de dire, “J’y étais”. Les supporters le partagent également. A l’aube de la saison, 7900 supporters souscrivent à un abonnement, contre 6500 l’année précédente, soit une hausse de 21%!

Les raisons de ce sentiment? Tout d’abord le club participe pour la première fois à la plus grande des compétitions: la ligue des champions… Ou plutôt son troisième tour préliminaire. Cela a de quoi ramener du monde au Stadium!

Cependant, l’engouement est surtout le fruit d’un mouvement de renaissance du club qui débute dès les années 2000. Car depuis la dernière participation européenne en 1987, les saisons du Tef ne sont pas glorieuses… Durant vingt longues années, le club stagne en milieu, voire fin de tableau.

La meilleure place obtenue n’est qu’une petite 9e position lors de la saison 1989-1990. Toulouse descendra même en D2 à l’issue de la saison 1993-1994, et cela pour trois ans.

Le club va ensuite faire l’ascenseur entre les deux divisions… Mais le drame survint au changement de millénaire. Le club qui vient juste de retrouver la D1 pour débuter les années 2000, descend immédiatement à l’issue de la saison. Mais si ce n’était que ça… La DNCG décide de rétrograder le club d’une division supplémentaire, soit… en National.

Toulouse est alors sous la pression de perdre son statut de professionnel ainsi que son centre de formation. Il dispose seulement d’un délai de 2 saisons pour remonter en D2.

Devant cet impératif, le TFC est repris par un jeune entrepreneur toulousain: Olivier Sadran. En s’appuyant sur son centre de formation, Toulouse parvient rapidement à remonter. Dès la première année, il rejoint la Ligue 2, puis y finit champion la saison suivante.

Arrivé en L1, Sadran stabilise le club dans l’élite du football, une tâche qui était bien difficile lors de la décennie précédente. Et tel un cadeau de cette renaissance, Toulouse termine 3e de L1 lors de la dernière journée de championnat (2006-2007).

Une victoire anthologique 3-1 contre le rival bordelais, qui offre un podium, 20 ans après l’avoir quitté, et une première qualification au tour préliminaire de la Ligue des Champions.

Classement du TFC entre 1993 et 2001
Classement du TFC entre 2001 et 2007, soit depuis la reprise du club par Olivier Sadran

Mais comme on le dit souvent, dans un voyage ce n’est pas tant la destination qui compte, mais plutôt le chemin parcouru pour y parvenir. Et cette participation européenne a d’autant plus de saveurs, lorsque l’on sait qu’elle s’inscrit dans une période de renaissance. Et qu’elle n’est finalement qu’une récompense d’un long parcours sinueux et parsemé d’obstacles.

Une pente trop reds

Le vendredi 3 août 2007, le Téfécé découvre son adversaire du 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions : Liverpool. Une équipe que l’entraîneur toulousain Élie Baup voulait rencontrer.

Moi, je veux tomber contre un très gros pour que ce tour préliminaire soit un évènement. Liverpool, le dernier finaliste, ce serait très bien.

Affirmait Élie Baup la veille du tirage au sort.

Le TFC, qui découvre tout juste cette compétition, se frotte alors à un quintuple vainqueur de l’épreuve (dernière fois en 2005) et finaliste de la précédente édition. Une sacrée montagne à surmonter !

Équipe du Toulouse FC en août 2007: En haut de g. à d.: Cetto – Ebondo – Elmander – Bergougnoux- Douchez – Emana – Mathieu
En bas de g. à d.: Paulo César – Dieuze – Sirieix – Fofana

D’autant plus que la pré-saison des Violets est agitée. Tout d’abord les blessures. Avant son match aller du 15 août, le Téfécé compte de nombreux absents: Dominique Arribagé, artisan majeur de l’équipe l’année précédente, s’est fait une entorse au genou ; le défenseur Daniel Congré, est lui blessé à l’épaule.

Elie Baup devra donc faire avec une charnière centrale complètement remaniée. A cela s’ajoute le départ du défenseur Lucien Aubey, et la convoitise de certains clubs vis-à-vis des « stars toulousaines », le suédois Johan Elmander et le camerounais Achille Emana.

Les deux attaquants vedettes du Toulouse FC: Achille Emana et Johan Elmander

A deux semaines du match aller, les Violets disputent leur première rencontre de championnat, qu’ils perdent 3-1 contre Valenciennes. Johan Elmander, l’attaquant phare de l’équipe, sort sur blessure. Pas de quoi rassurer les supporters, à quelques jours d’une échéance qui se veut historique…

Malgré tout, quelques nouvelles sont rassurantes. Pour commencer les recrues. Le Tef a en effet renforcé son effectif, avec l’arrivée des défenseurs Jönsson, Cetto (Nantes), Ilunga (Saint-Étienne), ainsi que du très convoité…André-Pierre Gignac (Lorient). A noter également, l’émergence de Moussa Sissoko, jeune du centre de formation qui fait ses débuts en professionnel en juin 2007 à seulement 17 ans.

Puis à l’occasion de la deuxième journée de championnat, le club de la ville rose se remet dans le droit chemin en battant 1-0 face à Lyon, détenteur du titre de champion de France. Une performance rassurante à trois jours de la confrontation, avec un Elmander buteur, et un Sissoko plein de réussite.

Mais ce qui compte réellement c’est le match du mercredi. Peu importe les résultats précédents, peu importe les absences, et peu importe le favori. L’important c’est d’être le meilleur à ce moment-là. D’être le plus performant, cet après-midi d’août 2007…

15 août 2007, 16h30, le match est lancé par l’arbitre central, sous un grand cagnard et un stadium dépassant les 30 000 supporters, l’ambiance est au rendez-vous. En témoignent les tifos réalisés par les groupes de supporters.

Tifo Indians Tolosa :
On peut y lire sur la page de gauche « Le 1er octobre 1986, Toulouse élimine Napoli et Diego Maradona, 4-3 aux tirs au but, dans un Stadium comble et ivre de joie. »
Sur la page de droite, une longue plume blanche avec comme sous titre – non visible ici- « A vous d’écrire l’histoire ».
Tifo Sharks 31 :
On peut y voir une manette de jeux vidéo avec comme sous titre « Pour commencer la partie, appuyez sur start. »

Au parchemin, réalisé par les Indians Tolosa, symbole du livre d’or du club toulousain, se répond à l’ouest, la manette de jeux vidéo réalisée par les Sharks 31. Un frisson parcourt les tribunes du stadium au simple son de l’hymne de la Ligue des Champions. Le coup de sifflet retentit.

Les Compositions :

Toulouse : Douchez- Ebondo (Sissoko, 83e), Cetto, Fofana, Mathieu – Dieuze (cap.), Emana , Siriex – Paulo César ( André-Pierre Gignac, 70e), Bergougnoux (Mansaré, 46e), Elmander. Entraîneur : Élie Baup.

Liverpool : Reina- Finnan, Carragher, Hyppia, Arbeloa – Beyanoun (Riise, 59e), Mascherano, Gerrard (cap.) (Sissoko, 64e), Babel – Voronin (Fernando Torres, 77e), Crouch. Entraîneur : Rafa Benitez.

Le match démarre fort. Dès la 3e minute de jeu, Gerrard dispose d’un coup franc à 25m qui frôle la cage toulousaine. Mais les Violets ont du mal à être efficaces dans cette entame de match. Il faut attendre la 20e minute pour voir leur premier tir. Alors que la rencontre s’équilibre, Voronin en décide autrement. A la 43e l’Ukrainien décroche une frappe qui vient se positionner sous la barre du portier toulousain. Liverpool mène 1-0.

Et malgré les efforts toulousains, le score en reste ainsi. Toulouse a la lourde tâche d’aller à Anfield avec un désavantage. Certes le retard paraît réduit, mais les statistiques ne mentent pas. Seul 9% des équipes se sont qualifiées après avoir perdu 1-0 au match aller. Pire encore, aucune équipe française ne s’est imposée à Anfield. La qualification s’annonce alors presque impossible.

Mais le discours du vestiaire toulousain est lui tout autre.

Honnêtement tout reste jouable

Les mots de Nicolas Douchez

0-0 aurait été un score plus logique, mais il y’a eu ce but magnifique qui fait mal… Nous sommes déçus. On a conscience de ce qui nous attend à Anfield. Ce sera très compliqué. Mais sait-on jamais…

Déclarera Nicolas Dieuze

Mais les Reds en décident autrement. Dans l’enfer d’Anfield, Liverpool démontre sa supériorité. Victoire écrasante 4-0.

Pour une première en Ligue des champions, l’adversaire était trop grand pour Toulouse. Cette année là Liverpool finira 4e de Premier League et atteindra les demi-finales de Ldc. Preuve que l’adversaire était d’une autre dimension, même si Toulouse a tenu tête notamment au match aller.

On a tenté, on a essayé. Mais c’est très lourd. On n’a peut être pas le niveau.”

Mauro Cetto abattu par l’ampleur de la défaite.

Naufrage dans la ville rose :

Ce qui est sûr, c’est que la Ligue des Champions prend fin pour Toulouse… Mais pas l’Europe! Les Violets ont encore l’occasion de se rattraper. Pour espérer être repêché en Coupe de l’UEFA, ils se doivent de battre le CSKA Sofia en barrage.

Ce qu’ils parviendront à faire mais pas dans la sérénité. Malgré un premier match au Stadium, qui se solde par un 0-0, Toulouse se rend en Bulgarie avec l’espoir de la qualification.

Mais le match ne débute pas comme on pouvait l’espérer. A commencer par un refus de penalty sur une faute évidente de Lanzaat sur Elmander (65e). L’action se poursuit, et cette fois l’arbitre indique le point de penalty pour une faute elle aussi évidente d’Ebondo sur Dimitrov. Nei transforme le penalty (66e). Qualification provisoire du CSKA Sofia… Le temps passe, et rien ne change, mis à part une inquiétude grandissante. Et c’est là qu’après 6 minutes de temps additionnels, André Pierre-Gignac délivre les Toulousains d’une magnifique tête. Toulouse outragé! Toulouse brisé! Toulouse martyrisé! mais Toulouse libéré!

Voici le but de Gignac qui envoie le TFC en Coupe d’Europe

Grâce à ce nul avec l’avantage du but à l’extérieur, Toulouse bascule en phase de groupe de la coupe UEFA.

4 nouveaux adversaires européens s’offrent à lui: Le Bayer Leverkusen, le Spartak Moscou, le FC Zurich et le Sparta Prague. Rien ne vous surprend ici? Et bien oui, Toulouse a l’honneur de se confronter à nouveau aux deux clubs qui l’ont éliminé lors des éditions précédentes, soit le Spartak Moscou en 1986, et le Bayer Leverkusen en 1987. Sacré hasard!

Mais la suite n’est pas aussi amusante… Un maître mot pour décrire l’ensemble des rencontres: déception.

Toulouse finit dernier de son groupe, avec seulement 3 petits points obtenus lors de la dernière rencontre. La désillusion est terrible. Pour commencer la compétition, une défaite 1-0 en déplacement contre le Bayer Leverkusen.

Les occasions étaient présentes, mais malheureusement trop de maladresses dans le jeu toulousain. L’absence d’Elmander, touché aux adducteurs, manque cruellement à l’attaque des Violets.

Voici le maillot porté par Kevin Dupuis lors du déplacement à Leverkusen

Pour le deuxième match, le Sparta Prague vient au Stadium. Cette fois présence de Johan Elmander, mais aussi de Dominique Arribagé, blessé de longue date depuis le 20 juillet, qui découvre donc la compétition européenne. Mais rien n’y change.

Défaite 2-3. Le TFC avait pourtant ouvert le score à la 14e minute (Elmander). Mais encore une fois Toulouse s’est sabordé, en encaissant deux buts à la volée (67e puis 68e). Et malgré une égalisation par Mansaré à la 80e, le Sparta en voulait plus et marque à nouveau à la 88e. Comme un symbole de cette défaite sportive, le stade se retrouve vide. Seulement 8 500 supporters sont venus assister à cette nouvelle désillusion…

Johan Elmander lors de la défaite 2-3 contre le Sparta Prague

Alors que Toulouse s’apprête à affronter le FC Zurich, un 29 novembre, le constat est inquiétant. Les Violets n’ont plus gagné depuis le 7 octobre. Pire encore, la dernière victoire européenne de Toulouse remonte à …vingt ans: 30 septembre 1987 (TFC 1-0 Panionios). Mais le match n’y changera rien, et Toulouse continue de s’enfoncer. Défaite 2-0. C’est désormais officiel, le TFC n’a plus rien à jouer.

Gignac et des toulousains impuissants contre Zurich.

Le match contre le Spartak Moscou n’a alors que très peu d’enjeu…, mis à part peut être sauver l’honneur. Et c’est là, quand on n’attend plus rien de Toulouse, qu’il montre un meilleur visage. Victoire 2-1 devant près de 14 000 supporters toulousains.

Santos tout sourire dans les bras de Emana

Certes la performance sportive n’est pas glorieuse. Une élimination de la Ldc par Liverpool et une dernière place du groupe en coupe de l’UEFA.

Avec à la clé une seule petite victoire lors de la dernière confrontation. Mais cela est à l’image de la saison en championnat. Toulouse termine 17e à deux points du premier relégué, grâce à une victoire lors de la dernière journée.

La faute à un effectif incomplet pour l’Europe? Une accumulation de blessures? Trop de matchs? La question reste en suspens. Mais là n’est finalement pas le plus important. Ce que l’on peut retenir de cette participation, c’est l’empreinte qu’elle laisse dans l’esprit des supporters.

Une génération entière a connu son moment européen, et cela n’a pas de prix. Une partie de l’amour des supporters vis-à-vis du club provient de cette période. Une attache vis-à-vis de certains joueurs, le souvenir mémorable du match, il suffit de pas grand chose pour en tomber amoureux. Pour certains c’était 1986, Naples, Marcico et Tarantini, pour d’autres c’est désormais 2007, Liverpool, Elmander et Emana. Mais qui ont en commun d’avoir participé à redonner des couleurs au club, à le faire sortir de ses années sombres. Et tout simplement permis de rêver.

Prochain et Dernier Épisode : 2009

LES GRANDS COACHS DU TEF #1

JULES BIGOT

Source : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Jules_Bigot

Bienvenue dans la nouvelle série de Média Tolosa : « Grands Coachs ». Nous étudierons ici les entraineurs qui ont marqué le « TéFéCé ». Commençons par le premier d’entre eux : Jules Bigot, entraineur emblématique du club qui a permis à Toulouse de remporter son premier trophée : la Coupe de France de 1957.

Malheureusement, les images d’archives manquent pour étudier les plans de jeu élaborer par Jules Bigot. Néanmoins, dans les années 50, la tactique n’est pas très évoluée. C’est principalement du jeu en un contre un avec la fameuse formation en WM que l’on pourrait résumer en un 3-2-2-3 (cf image ci-joint).

Le premier entraineur de la nouvelle série « Grand Coach » est Jules Bigot, pilote de l’effectif toulousain de 1953 à 1958. Originaire du Pas-de-Calais, il commence par une carrière de joueur entre 1933 et 1951, mettant sa carrière en supant durant la Seconde guerre mondiale.

Il a donc connu que deux clubs au cours de sa carrière, le club local, c’est-à-dire, le LOSC pour lequel il joue 221 matchs pour 78 buts et le Havre.

Jules Bigot, entraineur du Toulouse FC entre 1953 et 1958 arrive dans un contexte particulier, où le club, lors de la saison 1952-53 arrive à remonter en première division en prenant la place de Nicolas.

Son objectif premier, comme aujourd’hui d’une certaine manière avec Carles Martinez Novell, est de placer Toulouse dans la première division française sur le long terme. Objectif plus que réussi pour le nouvel entraineur, en effet, sur sa première saison Toulouse termine quatrième à deux petits points du rival bordelais malgré une victoire de prestige des futurs Violets 2-1 à deux journée de la fin, insuffisant pour atteindre le podium gardé par Lille, Reims et Bordeaux donc. Une entrée en scène exceptionnelle donc pour un promu.

Avec un effectif plus que compétitif avec la présence de Pierre Cahuzac ou bien de Henri Cammarata auteur de 125 buts avec le Toulouse FC au cours de sa carrière, peut déchausser ses crampons après cette saison historique.

Le bilan est de 44 points (15 victoires, 14 nuls, 5 défaites) en 34 journées et en étant invaincu lors des 5 derniers matchs, respectivement Nîmes, Marseille, Lille, Bordeaux et Sète.

Photo de l’équipe du Toulouse FC lors de la saison 1953-1954. (source : https://toulousefc.com/fr/saison-1953-54)

La saison suivante se doit avant tout d’être une saison de confirmation dans l’élite. En effet, après cette arrivée plus que fracassante, les Toulousains se doivent de s’installer durablement dans le championnat sans pour autant tout en assumant cette position d’outsider.

En cette saison 1954-1955, les joueurs de Jules Bigot terminent deuxième, à seulement 4 points des Rémois. Malgré cette lutte intense pour le titre de champion de France perdu, les Toulousains, pour leurs seconde saison dans l’élite s’installent d’ors et déjà comme de sérieux prétendants pour le titre et donc l’accès à la prestigieuse Coupe des clubs champions (ancien nom de la Ligue des Champions) où seuls les vainqueurs des différents championnats européens y avaient accès.

Cette saison est d’autant plus impressionnante quant au fait que lors de la prochaine édition, les Rémois vont atteindre la finale de la coupe européenne et perdre face au Réal Madrid de Di Stefano. Toulouse, cette saison-là est donc l’un des cadors européens dans une certaine mesure, capable de faire durer la lutte pour le titre face à l’une des meilleures équipe européenne des années 1950.

Jules Bigot, accompagné du nouveau président du club, Lonné décident de travailler ensemble pour l’amélioration du Stadium en augmentant la surface de la pelouse au maximum autorisé à l’époque par les instances footballistiques (108×80 mètres).

L’objectif de cette manœuvre est tactique et se base sur les envies de Bigot à jouer davantage sur la largeur avec des joueurs comme Hadad, Brahimi et Bouchet. Cela permet au TEF d’être leader du championnat des journées 7 à 15 avant de perdre leurs place suite à un match nul face à l’AS Troyes 1-1 à domicile.

Malheureusement, le duel face à Reims prend court après le nul 1-1 face à ces derniers malgré un engouement total de la ville rose en attendant ce match décisif pour le titre.

Georges Briquet, illustre journaliste de sport des années 1940 et 1950 étudie la saison 1954-1955 de Toulouse
11 de départ toulousain. En haut : Bouchet, Kautzmann, Pleimeldin, Hudad, Meerseman, Cahuzac. En bas : Bouchouk, Dereuddre, Duprax, Brodd, Rïjkberg.

Au cours de la saison 1955-1956, les attentes sont donc très importantes : jouer le titre et concurrencer encore une fois l’ogre rémois. Une réaction qui n’a malheureusement jamais eu lieu dans la saison.

Les Toulousains enchainent les contre-performances et terminent la saison seulement à la septième place, loin, trop loin du leader niçois. En enchainant les mauvais matchs des journées 7 à 15 sans retrouver le goût de la victoire, jusqu’à une réception de Lille et une victoire 4-2 des joueurs de Jules Bigot qui relance totalement la saison toulousaine.

Le mal est fait mais la seconde parte de saison peut laisser entrevoir une magnifique à la suite de son aventure toulousaine. En effet, classé 14e à la mi saison, le club arrive à remonter de 7 places ce qui n’est pas négligeable avec seulement trois défaites lors de la seconde partie de saison. On retrouve le Toulouse de la saison précédente, un peu trop tard malheureusement.

L’aventure Jules Bigot qui aurait pu s’arrêter ici, continu finalement suite à ces derniers bon résultats.

Une saison noire donc mais avec des motifs d’espoir pour la suite. Et quelle suite…

En haut : Cahuzac, Bellot, Kautzman, Boucher, Hadad, Pleimelding
En bas : Valorizek, Brodd, Meetah, Deureuddre, Bouchouk

Après cette saison en demi-teinte, les Toulousains doivent réagir pour atteindre les sommets perdus. Pour la vingtième bougie du club, les footballeurs de la ville rose vont sortir une saison historique : la victoire en coupe de France, symbole d’une montée en puissance des protégés de Jules Bigot. Cette épopée historique finie par le sacre 6-3 contre Angers est symbolique du football prôné par le tacticien toulousain.

Quel a été le parcours toulousain pour accéder à ce premier titre majeur ? Le premier tour est une victoire 2-1 contre l’US Blanzy-Montceau suivi d’un nul face à Lens 2-2 après prolongation, le match doit être rejoué car les tirs aux buts n’existaient pas encore.

Le second match est, quant à lui à sens unique et voit les Toulousains arracher la victoire 3-0. Même scénario face à Grenoble en huitièmes de finale où après un 0-0 au premier match, Jules Bigot et les siens décrochent la victoire 2-0. Le quart de finale contre Sedan-Torcy et la demi- finale contre Nice se terminent sur le même score : 3-2. Le 26 mai, jour de la finale le « TéFéCé » décroche, devant plus de 40 000 spectateurs, le premier titre de son histoire contre les Angevins.

En championnat, l’histoire n’est pas la même, Toulouse ne confirme pas la seconde partie de la précédente saison. ̈Les coéquipiers de Pierre Cahuzac continue à s’enfoncer dans le milieu de tableau en terminant à la 8e place du championnat en étant particulièrement inconstant tout au long de la saison, à onze points du podium.

Une saison historique certes, mais qui s’inscrit dans un esprit d’essoufflement de la génération Cahuzac. Un fait d’arme dans un esprit de tension sur et en dehors des terrains où de nombreuses polémiques sortent dans la presse.

René Pleimelding soulevant la Coupe de France le 26 mai 1957 à Colombes.
Source : https://www.lequipe.fr/Football/Article/En-1957-la-victoire-de-toulouse-en-coupe-de-france-eclipsee-par-la-politique/1393655

Pour sa dernière saison sur le banc toulousain, Jules Bigot continue d’enfoncer le club dans le ventre mou du championnat en terminant seulement 10e, malgré une fin de championnat honorable en terminant sur sept matchs sans défaite (3 victoires et 4 nuls).

Contrairement à la saison passée, ce n’est pas le succès en Coupe de France qui va sauver sa place, loin de là, en effet, ils sortent de la compétition dès le premier tour face à Villenave sur une défaite 3-2. Une saison assez compliquée donc qui donne fin à l’aventure Bigot donc. Le bilan du championnat est donc moyen avec seulement 33 points, seulement sept de plus que Metz, premier relégué.

Finalement que retenir de Jules Bigot et de ses cinq saisons à la tête de Toulouse ?

Il récupère un club à peine promu et à pour mission de la maintenir dans l’élite. Objectif réussi avec la saison 1954-1955 comme saison référence pour le club finissant deuxième à quatre points de Reims. Néanmoins, son principal fait d’arme est d’avoir écrit la première ligne du palmarès toulousain. Le coach originaire du Pas-de-Calais, reste donc l’un des grand entraineur de l’histoire du club qui a marqué les esprits déjà pour ses contemporains. Sur le banc toulousain Bigot a pour bilan de 80 victoires, 53 nuls et 58 défaites.

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