Après un bon point pris au Vélodrome dimanche dernier, nos violets continuent leur semaine de déplacement par un match très attendu.
Les toulousains vont redécouvrir un match en compétition européenne, quatorze ans après leur dernière participation.
Et c’est est à Bruxelles que se dirigent nos joueurs pour ce premier match d’Europa League, où ils affronteront l’Union Saint Gilloise. L’USG ne jouera cependant pas dans son stade habituel, le stade Joseph Marien, qui ne peut accueillir que 8000 personnes, inadapté pour accueillir un compétition de cette envergure.
C’est dans le quartier voisin que Saint Gilles jouera tout ses matchs à domicile d’Europa League.
Le Lotto Park, antre d’Anderlecht sera donc leur maison durant ce semaines européennes.
Avant de partir sur la capitale belge, il était temps pour moi de passer à la boutique pour floquer mon maillot !
Après une longue réflexion, j’ai finis par opter Schmidt : j’ai beaucoup d’espoir en lui et suis persuadé qu’il va réussira à s’imposer au milieu de terrain (j’espère ne pas porter l’œil… L’année dernière, c’était Birmancevic…)
Le grand départ est donné pour 23h, la veille du match.
Le début d’un long voyage commence puisque l’heure d’arrivée est prévue à midi.
Malgré la fatigue j’ai du mal à trouver le sommeil tant je suis impatient d’arriver sur place.
Je suis jamais allé voir un match en coupe d’Europe de ma vie et c’est avec ma ville, mon club que je vais la découvrir.
Tout au long du trajet, je n’ai pas arrêté de repenser aux années précédentes du club (l’ère Sadran)… et maintenant regardez où on en est : on a retrouvé l’élite du football Français, un engouement autour du club, toute une ferveur, on a remporté deux trophées en l’espace de deux ans et nous voilà de retour en Europe !
Et c’est pour ces raisons que je me dis qu’on a de la chance de vivre ces moments là. Il faut en profiter au maximum parce que, le football, ça peut changer du jour au lendemain et on est à l’abri de rien. C’est aussi pour tout cela que je tente de prendre part à un max de déplacements. Qui sait ? C’est peut-être la seule fois que j’aurais l’opportunité de voir nos violets en coupe d’Europe cette saison.
J’en ai justement parlé à Bernard (mon compagnon de bus durant le trajet). Il supporte le club depuis 40 ans et a vécu pas mal de déplacement durant toutes ces années. Il était là à Anfield en 2007 et avait peur de ne jamais pouvoir revivre une saison européenne avec le club. Je n’ai pas envie d’avoir ses regrets après cette saison donc je vis le moment à fond comme si c’était la dernière fois !
Revenons à ce trajet, qui paraît interminable et particulièrement en passant par Paris ! On est resté bloqué plus de 3h dans la capitale !! Des bouchons de partout, des moments où le bus n’a d’autre choix que d’être complètement bloqué…

Mais on y arrive ! La pluie s’intensifie à notre arrivée en Belgique, et nous le savions, nous sommes arrivés en retard.

Nous devions débarquer à midi mais c’est un peu avant 14h que le voyage prit fin, après 15h de bus nécessaires pour nous rendre dans la banlieue de Bruxelles à Anderlecht.
Quelques chants dans le bus pour l’ambiance jusqu’au parking du parcage visiteur. Et, première fois que je découvre ce stade de l’extérieur…A vrai dire, c’est loin d’être impressionnant : tout est en béton et l’architecture laisse à désirer…
On rejoint donc le reste du groupe qui nous attendait à l’abri, et nous commençons à faire la route pour rejoindre la place de la bourse (lieux de rendez-vous pour le début du cortège)
J’ai pu parler à quelques policiers qui étaient en train de nous escorter. Ils avaient le sourire aux lèvres, on rigolait ensemble et on les sentaient bienveillant tout en étant opérationnel en terme de sécurité. Si seulement nos flics prenaient exemple sur eux…
J’ai fais la rencontre de 3 supporters avec qui j’ai passé le reste de la journée.
On a mangé dans un snack typique de Belgique et j’ai découvert la mitraillette.

C’était franchement bon mais très bourratif on est allés ensuite boire une pinte au bar d’à côté, clairement pas le même prix qu’en France : trois euros la pinte. Avec un happy hour de midi à minuit, j’en ris encore !

Après le repas, on est allés rejoindre les autres sur la place.
Super ambiance dans le cortège puis dans le métro et une heure après, nous arrivons au stade.
Ce qui m’a étonné, c’est l’accueil chaleureux que nous avons reçus de la part des stadiers et de l’ensemble du personnel, même en ce qui concerne les fouilles. Quel changement !
Nous finissons enfin par arriver dans le parcage, et j’ai plutôt été agréablement surpris par l’intérieur de l’enceinte !
La première mi-temps s’est révélée compliquée pour nos violets, avec beaucoup de déchets techniques et la difficulté de sortir les ballons de notre camp. Malgré tout, l’USG ne se montre pas forcément trop dangereux. Mais c’est bien à la 45ème minute de jeu, après une superbe combinaison que Toulouse obtient un penalty plus tard transformé par Dallinga qui ouvre enfin son compteur de but pour cette saison.
Explosion de joie dans le parcage et je n’ai jamais vu une telle ambiance à l’extérieur.
Début de la seconde période et c’est un tout autre match qui se dessine. Après le peu d’occasion et l’approximation des deux équipes durant les 45 premières minutes, le match s’intensifie dans les opportunités des deux cotés et les défenses commencent à craquer. C’est à la 69ème minute de jeu que les belges parviennent à trouver les chemins des filets grâce à un exploit de Amoura qui perse la défense. Et de manière générale, c’était mérité au vu du nombre de tentatives depuis le début du match.
Ce dernier devenait encore plus spectaculaire lors des dix dernières minutes où l’on sentait que chacune des équipes auraient pu l’emporter. On peut tout de même avoir quelques regrets à cause de notre manque d’efficacité devant le but. Néanmoins c’est plutôt un bon point de pris à l’extérieur pour marquer le retour dans une complétion européenne. Une ambiance immense en parcage avec plus de 800 toulousains qui ont fait le déplacement et qui ont pousser l’équipe pendant 90 minutes sans jamais s’arrêter ni faiblir !
Je finis par sortir du stade où l’on se fait escorter au-delà de l’emplacement de mon hôtel, et j’ai été obligé de revenir sur mes pas. Petite pause casse-croûte dans le quartier de Saints Gilles avant d’arriver à l’auberge de jeunesse.
Le lendemain, visite du centre-ville de Bruxelles : j’ai pu découvrir la grande place et ses alentours.




C’est une ville très charmante avec beaucoup d’espaces verts, magnifiques.
Je suis forcément allé manger au restaurant et comment passer à coté des moules frites belge !

C’est ainsi que s’achève mon séjour dans la capitale, direction Lille où je vais passer deux nuits avant le dernier match de cette semaine de dingue à Lens !
Rendez-vous très prochainement pour l’épilogue de cette série !
