Jacques Santini

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Nous nous sommes quittés en 1958 avec la fin de l’aventure toulousaine pour Jules Bigot, passons au cœur des années 80 avec le second numéro de la série « Grands Coachs » et l’arrivée de Jacques Santini dans la ville rose.
Jacques Santini, ancien joueur des Verts de Saint-Etienne entre 1969 et 1981, et après une première expérience d’entraineur au CA Lisieux, vainqueur du championnat de France de quatrième division en 1983, le club normand se développe avec Jacques Santini et lui permet en échange d’acquérir sa première expérience de management. Ce dernier coach les Lexoviens entre 1983 et 1985 (27 victoires, 24 nuls, 10 défaites) signe au TéFéCé au début de la saison 1985-1986. Les Toulousains sortent d’une saison 1984-85 compliquée où les protégés de Daniel Jeandupeux terminent à une onzième place et une qualification en demi-finale de Coupe de France, opposition perdue face au PSG.
Toulouse est encore en reconstruction, deux saisons après la montée en première division, le club se maintient et se place dans le ventre mou du championnat en se plaçant à une onzième place. Néanmoins, l’objectif des Violets étant de retrouver les sommets du championnat de France, les dirigeants, dont à la tête le président Daniel Visentin décident de faire confiance à l’ancien stéphanois pour amener le club parmi les meilleurs de l’élite. Le nouveau coach, qui après un début difficile, où Visentin sera remercié car sa politique reconnue comme trop risquée sur le plan financier et le dé début de saison compliqué n’est pas apprécié par le club. Il sera remplacé par Marcel Delsol.
Saison 1985-1986 : le binôme Santini – Delsol dans le top 4 de Ligue 1
La première saison particulièrement réussie pour le club de la ville Rose en terminant à une place quatrième place. Cependant, après un début de saison particulièrement irrégulier avec trois victoires et cinq défaites lors des huit premières journées. Malgré ce début de saison compliqué, les automatismes se créer. La signature de l’Argentin Beto Marcico, le « Magicien » comme il est surnommé par le Stadium dès sa première apparition, est un élément clé de l’effectif toulousain. Une saison irrégulière donc mais la place européenne assurée et rêvée par les supporters toulousains.
Néanmoins, en Coupe de France, l’équipe tombe dès le premier tour face à Bordeaux, les Violets s’inclinent 2-0 face à son rival le 26 janvier 1986 à l’extérieur dans une atmosphère plus que tendue pour les protégés de Jacques Santini.

Source : https://toulousefc.com/fr/saison-1985-86
Saison 1986-1987 : la saison de la confirmation
Cette quatrième place permet aux Violets de jouer l’Europe en affrontant notamment le Naples de Maradona puis le Spartak Moscou (https://mediatolosa.data.blog/2023/06/29/le-tefece-et-leurope-2-1986/), épopée européenne analysé par mon confrère @Toahqzy dans la série « Le TEFECE et l’Europe ».
Quant au championnat, le TéFéCé confirme la saison précédente en terminant à la 3e place de la saison, à un petit point de Marseille deuxième. Le rival Bordelais remporte le championnat cette saison. Néanmoins, l’accumulation de matchs nuls (12 au total) fait perdre de précieux points aux joueurs de Jacques Santini. La puissance offensive de l’équipe toulousaine est impressionnante, le TéFéCé a en effet, la deuxième meilleure attaque de l’élite ex-equo avec les Messins (54 buts) derrière Bordeaux et leurs 57 buts. En cela il faut remercier Gérald Passi ; Beto Marcico et Yannick Stopyra, respectivement auteurs de 17, 14 et 15 buts toutes compétitions confondues. Une efficacité basée sur des talents individuels donc mais aussi à un collectif parfaitement huilé basé sur la recherche incessante de la verticalité. C’est avec 2 victoires lors des 3 dernières rencontres du championnat que les Violets peuvent une nouvelle voit rêver de l’Europe.

Source : https://toulousefc.com/fr/saison-1986-87
Néanmoins, en Coupe de France, l’équipe tombe dès le premier tour face à Bordeaux, les Violets s’inclinent 2-0 face à son rival le 26 janvier 1986 à l’extérieur dans une atmosphère plus que tendue pour les protégés de Jacques Santini.
Saison 1987-1988 : retour à la réalité
Durant le mercato estival de bons coups sont réalisés par la direction toulousaine, notamment la recrue de « l’Ange Vert » Dominique Rocheteau depuis le PSG. Cette recrue marque les ambitions grandissante du club de la ville rose : la Ligue 1 et ne pas se contenter d’une troisième place. Pas de quoi être pessimiste donc… or, cela aurait été trop beau, et il sera tout autre.
Après deux saisons historiques et les voyants verts, les Toulousains se font surprendre en Coupe d’Europe par le Bayer Leverkusen d’Erich Ribbeck (https://mediatolosa.data.blog/2023/07/17/le-tefece-et-leurope-3-1987/). Le contexte du championnat aura finalement pris le dessus sur le parcours européen.
Cette saison 1987-1988 est compliquée sur le plan sportif. En ce qui concerne le plan sportif, cette saison est beaucoup plus compliquée que la précédente, en effet, les Violets terminent à une timide et décevante 13e place, loin, trop loin derrière les objectifs fixés en début de saison par la direction toulousaine. La succession de mauvais résultat et une hiérarchie pas claire entre les joueurs mettent la pression sur Jacques Santini qui décide, durant cette période de disette de faire confiance aux nouvelles générations amenées par Michel Pavon, Jean-Philippe Delpech et Pascal Despeyroux, respectivement 17, 21 et 22 ans représentent les nouvelles options de Santini.

Source : https://toulousefc.com/fr/saison-1987-88
Saison 1988-1989 : une saison de transition
Après une saison plus que compliquée, la direction sent qu’il faut tournée la page des héros du passé. Ainsi, le buteur star Stopyra ; Tarantini, défenseur champion du monde 1978 avec l’Argentine et le latéral Tihy partent de la ville rose et sont remplacé par Franck Passi, jeune milieu de terrain prometteur ; Omar Da Fonseca, buteur argentin en fin de carrière et le vice-champion d’Europe des Nations avec l’URSS Vagiz Khidyatulline, un défenseur central assez rugueux. Le projet du TéFéCé étant de créer une équipe de transition mêlant l’expérience des anciens avec de jeunes joueurs prometteur sortant du centre de formation, permet aux Toulousains de créer une saison de transition où les plus jeunes vont apprendre et gagner de l’expérience. On s’attend donc une saison compliquée mais nécessaire pour basculer à une équipe jeune mais très prometteuse.
Evidemment la saison s’avère difficile, néanmoins les Toulousains n’approchent à aucun moment le zone de relégation en terminant à une satisfaisante 13e place, remarquable au bout d’une saison avec des automatismes à retrouver, à seulement trois point de Montpellier 9e du classement. Un autre motif d’espoir étant la surabondance de matchs nuls (quinze au total), cela représente une perte de point significative mais aussi une forte capacité mentale pour revenir au score en fonction des matchs. Pas de quoi s’alarmer me direz-vous pour Santini. Il sera recruté à la fin de la saison et partira en direction de Lille pour entrainer le LOSC (8e la saison précédente) pour replacer l’entraineur emblémaique Georges Heylens.

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Finalement, quel bilan Santini ? D’un point de vue comptable, c’est jusqu’à l’arrivée de Montanier avec 1,48 point de moyenne. En tant que coach, c’est 71 victoires, 45 nuls et 58 défaites en 174 matchs. Au-delà de cela, Santini reste le coach emblématique de toute une génération de supporters en coachant la grande équipe victorieuse contre le Naples de Maradona. Un grand coach et une légende du TéFéCé donc.